La chambre Syndicale des Carburiers

Qu’est-ce que la Chambre Syndicale des Carburiers ?

 C’est l’organisme professionnel qui représente en France les sociétés qui fabriquent ou commercialisent des outils de coupe pour l’usinage ou des pièces d’usure en carbure. Elle regroupe 25 adhérents, employant environ 2500 personnes en France :

• 22 fabricants d’outils à plaquettes à jeter en carbure de tungstène ou d’outils en carbure monobloc, qui représentent 90% du chiffre d’affaires de la profession en France et qui sont pour la plupart filiales françaises de groupes multinationaux.

• 3 fabricants de pièces brutes en carbure de tungstène.

 

Les plaquettes sont normalisées ISO mais 20 à 25% du chiffre d’affaires concernent la fabrication de plaquettes et d’outils spéciaux adaptés aux spécificités des clients.

La Chambre Syndicale des Carburiers fait partie de la FIM-AC, et est affiliée à la FIM (Fédération des Industries Mécaniques).

Elle existe depuis plus de 50 ans.

 

 

 Quelles sont les actions de la Chambre Syndicale des Carburiers ?

Elle agit dans les domaines suivants :

• Promotion de notre profession auprès des écoles techniques: Nous ressentons en effet le besoin de mieux faire connaître notre profession auprès des jeunes étudiants des écoles techniques, afin de trouver de la main d’œuvre qualifiée et la former à nos métiers d’avenir. Nos sociétés recrutent environ 200 jeunes par an en France, et nous nous sommes aperçus que les étudiants en mécanique connaissaient très mal les métiers du carbure et les possibilités de carrières variées qu’elles peuvent leur offrir.

• Normalisation (ISO, UNM)

• Information de ses membres sur la législation (droit fiscal, droit du travail, conditions de règlements, etc…)

• Représentation de notre profession auprès des autres organisations professionnelles et des pouvoirs publics

 

 

En quoi les fabricants d’outils peuvent-ils contribuer à l’industrie dans sa recherche de productivité ?

Le rôle des outils coupants est prépondérant dans la recherche de gains de productivité.

C’est en effet l’outil coupant, bien utilisé, qui permet d’utiliser au mieux la capacité de production des machines-outils.

C’est l’outil qui permet de réduire les temps d’usinage,

C’est l’outil qui permet de réduire le nombre d’opérations,

C’est l’outil qui permet de mieux contrôler les copeaux,

C’est l’outil à changement rapide qui permet de réduire les temps morts.

Pour relever ce défi de la productivité, nos sociétés consacrent un pourcentage non négligeable de leurs chiffres d’affaires en R&D de façon à innover et offrir au marché des outils toujours plus performants. L’innovation reste la clé du succès pour réduire les coûts d’usinage et suivre l’évolution des matériaux à usiner, des machines-outils, des process d’usinage et des formes de pièces. Les gammes de produits sont sans cesse élargies pour répondre à un maximum de besoins. Les matériaux des outils de coupe évoluent en permanence – nouveaux substrats, nouveaux revêtements sur les carbures, CBN, céramiques, PCD – et de nouvelles combinaisons géométriques supports/plaquettes apparaissent. Tous ces efforts d’innovation permettent d’augmenter la productivité des usinages.

En dehors de l’outil à proprement dit, nos sociétés proposent des solutions techniques complètes: solutions spécifiques et outils spéciaux, aide à l’élaboration de process d’usinage, travail en amont avec les fabricants de machines-outils, logistique adaptée aux besoins de nos clients, formation des utilisateurs et conseil technique sur le terrain.

 

 

Quelles sont les derniers développements technologiques sur lesquels travaillent les Carburiers ?

Les grandes orientations actuelles de la profession sont :

• Produire des outils de qualité, fiables à 100%, faciles à utiliser.

• Repenser les outils pour usiner à de très hautes vitesses de coupe.

• Travailler sur la réduction de la lubrification, dans un esprit de respect de l’environnement.

• A contrario, développer des outils pour l’usinage sous très hautes pressions d’arrosage.

• Travailler sur le tournage dur (pour éviter la phase de rectification très coûteuse).

• Développer des outils de coupe pour les nouveaux matériaux à usiner (par exemple, nouvelles matières mises en œuvre dans l’industrie aéronautique)